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Emission du 10 mai - Spéciale Covers

Bonjour à tous,

Sur la route de tournée, je vous avais préparé une petite émission spéciales "covers".


Ben Mazué – Magnolia

Richard Cocciante / Catherine Lara - Ils s'aiment

Jennifer – Résiste

Lucie Valentine – Paradis Blanc

Benjamen Bioley – Que reste-t-il

Zaz – sous le ciel de Paris

Kids United nouvelle génération - La tendresse

Debout sur le Zinc – Mourir pour des idées *

Vanessa Paradis- Le tourbillon de la vie

Julien Doré – Moi lolita

Sanseverino – la salsa du démon

Barbara Pravi - Dommage

2 cellos – thunderstruck



* J'avais acheté Brassens pour les enfants à la Boutique Ramd'Âm et c'est une petite perle à découvrir !



Une chronique littéraire signée par Véronique :


L'art de perdre" de Alice Zeniter


Un livre qui parle de la guerre d'Algérie, de la Kabylie, de l'intégration des exilés, de l'identité, de l'appartenance à une communauté.

Un livre qui rappelle qu'une guerre, ce n'est pas toujours simplement deux camps, des bons et des mauvais, qui s'opposent.

Un livre qui explique qu'on ne vit pas tous une guerre avec le même ressenti, les mêmes frayeurs, les mêmes interrogations quant à ce qui est bon ou pas pour les siens, la même peur face à l'avenir incertain, dans l'attente de qui l'emportera...

Un livre qui tente d'expliquer que des mots tels que "traitre" ou "collabo", avec toute la violence qui résonne en eux, ne sont peut-être pas tout à fait adéquats dans certains cas. Que la situation de certains est compliquée. "Qu'on a choisi ce qu'on pensait être le mieux" à un moment donné.

Je connaissais le mot "harki" mais ignorais sa signification. Les harkis ont notamment combattu aux côtés des Français durant la guerre d'Algérie (mais ce n'est pas aussi simple ...)

A la fin de la guerre, ils ont été "accueillis" en France, parqués dans des camps où les conditions de vie étaient déplorables et ensuite casés dans des HLM.

Le constat : ils ne sont plus ni Français ni Algériens. Moins bien considérés que des "vrais immigrés". Et leurs enfants, petits-enfants subissent encore aujourd'hui cette discrimination. Certains ne peuvent pas retourner en Algérie car le grand-père n'a pas combattu pour l'indépendance... Certains reçoivent encore des menaces ... 60 ans après...

La problématique est pleine de réponses qui partent en tous sens avec des ramifications qui elles-mêmes se perdent à l'infini. Selon le parcours de l'un, les regrets de l'autre, la colère contenue ou le chagrin qui déborde.

J'ai tourné la dernière page mais je n'en ai pas fini avec cette page d'histoire car, partout où il y a guerre, elle se répète, avec les mêmes interrogations.




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